Distinguer les responsabilités dans la chaîne d'affrètement
IONA JETS examine les courtiers indépendants en affrètement aérien avant leur admission au réseau, selon des critères qui portent sur l'entité de courtage, sa couverture d'assurance et ses processus professionnels. Pour chaque demande, les courtiers qui répondent décident des opérateurs qu'ils envisagent et des vérifications qu'ils appliquent, propres à la mission. La proposition doit identifier le courtier partenaire retenu, l'opérateur proposé, l'appareil et les justificatifs disponibles, tandis que l'opérateur et les autorités compétentes continuent d'exercer leurs fonctions respectives d'exploitation, de certification et de surveillance.
- Examen avant admission au réseau : IONA JETS étudie des informations sur un courtier partenaire avant de l'admettre au réseau. Cette admission ne constitue ni une certification, ni une autorisation réglementaire, ni une approbation de chaque futur prestataire, proposition ou vol.
- Vérifications propres au courtier : Le courtier partenaire qui répond définit son propre processus de recherche et de contrôle, identifie l'opérateur proposé et doit expliquer les éléments examinés pour l'appareil, l'itinéraire, l'opération et le montage contractuel concernés.
- Rôles de l'opérateur et des autorités : L'opérateur identifié exerce le contrôle opérationnel et exécute le vol sous son propre certificat et ses autorisations. Les autorités compétentes délivrent les autorisations, assurent la surveillance et peuvent modifier, suspendre ou retirer des permissions.
Confirmer l'autorisation et le périmètre de l'opérateur
Un certificat d'exploitation doit être vérifié au regard de l'activité proposée et non traité comme un label général de qualité. La forme juridique et le nom de l'autorisation varient selon les pays. En Suisse, l'Office fédéral de l'aviation civile indique que les exploitants effectuant du transport aérien commercial avec des aéronefs complexes doivent être certifiés, tandis que l'AESA explique qu'un AOC permet des opérations déterminées de transport aérien commercial. Aux États-Unis, le certificat et les Operations Specifications définissent l'autorité d'exploitation. Le courtier qui répond doit vérifier le statut, l'identité, le périmètre autorisé et les permissions propres à la mission.
- Source officielle du certificat : Pour un opérateur suisse, consulter les informations et listes de transporteurs surveillés relatives à l'AOC de l'OFAC. Pour un autre pays, utiliser le registre ou la confirmation à jour de l'autorité compétente avant de se fier aux documents transmis.
- Le périmètre avant le label : L'explication de l'AOC par l'AESA confirme qu'il autorise des opérations déterminées de transport aérien commercial. Son existence ne démontre pas, à elle seule, une autorisation pour chaque appareil, itinéraire, territoire ou activité spécialisée.
- Concordance de l'identité et des documents : La raison sociale, le numéro de certificat et le rôle opérationnel proposé doivent concorder dans la proposition, le contrat et les justificatifs. Un nom commercial, une référence au courtier ou le marquage d'un appareil ne remplace pas cette vérification.
Examiner l'équipage, l'appareil et les exigences de la mission
Une vérification du certificat ne répond pas à toutes les questions propres à la mission. Le courtier doit obtenir des éléments proportionnés à l'opération et aux exigences du client. Ceux-ci peuvent concerner l'immatriculation et la configuration de l'appareil, l'assurance, l'entretien ou la navigabilité, les licences, l'aptitude médicale, la formation, les contrôles, l'expérience récente et la connaissance des aérodromes ou des routes. L'opérateur reste responsable de l'affectation de personnels qualifiés et d'équipements aptes au vol, ainsi que de la décision d'exécuter le vol. Les activités spécialisées, notamment le transport de marchandises dangereuses ou les opérations médicales, exigent des autorisations, procédures, équipements et personnels distincts, confirmés pour la proposition.
- Justificatifs relatifs aux équipages : Les règles de l'AESA sur les opérations aériennes traitent notamment du suivi, par l'opérateur, de la validité des licences, qualifications, compétences, formations, contrôles et expériences récentes. Les exigences dépendent du pays, du certificat et de l'opération proposée.
- Documents de l'appareil et d'assurance : L'immatriculation, le statut d'exploitation, l'assurance et les documents d'entretien ou de navigabilité applicables doivent identifier l'appareil proposé et les parties responsables. L'existence d'un document ou sa date d'expiration ne garantit ni l'adéquation ni la disponibilité future.
- Autorité pour les opérations spécialisées : Le périmètre proposé doit couvrir la mission réelle. La présentation des autorités d'exploitation par la FAA montre comment le type de certificat, les Operations Specifications et l'autorisation de marchandises dangereuses peuvent différer dans un même système réglementaire national.
Interpréter les systèmes de sécurité et les audits
La surveillance réglementaire, les systèmes de gestion de la sécurité et les audits indépendants ont des finalités différentes. Les orientations de l'OACI indiquent que la gestion de la sécurité favorise l'identification des dangers et la maîtrise des risques, mais que son application et sa surveillance relèvent des organisations et autorités compétentes. Une inscription ou une notation d'audit peut apporter une information lorsqu'une politique de voyage l'exige, mais son périmètre, son statut et son applicabilité doivent être confirmés auprès du programme émetteur et de l'opérateur. Aucun certificat, audit, classement, registre ou document ne supprime le risque opérationnel ni ne garantit l'issue d'un vol.
- Contexte de la gestion de la sécurité : Le Manuel de gestion de la sécurité de l'OACI aide les États et prestataires à mettre en œuvre la gestion de la sécurité prévue par l'Annexe 19. Il ne constitue ni une certification de plateforme ni une garantie de vol.
- Limites des audits : Si une politique exige une inscription ou une notation d'audit, le courtier qui répond doit confirmer l'organisme émetteur, le statut actuel, l'entité couverte, le périmètre et les limites pertinentes. Un nom ou un logo ne suffit pas.
- Examen documenté par le client : Avant acceptation, le client doit examiner l'opérateur nommé, les parties contractuelles, les certificats et autorisations, l'assurance, le statut d'audit demandé, les exclusions et les questions en suspens, avec un conseil professionnel indépendant si sa politique l'exige.
.png)
